25 février 2006
On a été marqué
On a été marqué
Par le même fouet
Celui de notre passion
Frappé par la foudre
Du même sort
Et d'une même et seule bouchée
On a croqué ce don
Tombé dans notre sébile
T’as bu de mon verre
Le philtre mielleux
J’ai bu de ta main
Le poison
Et d’une même mort
On est né
Frère et sœur jumeaux
La main dans la main
On faisait q’un
On a marché
Sur les braises avec nos têtes
Dans les nuages
Mais malgré notre fusion
Et le frimas
Notre innocence n’a pas suffit
A nous épargné
Et dans l’ombre
De la veine
On a trop saigné
Vise la tête et tire !
Vise la tête et tire !
N’hésite pas
Ne soit pas peiné
Et d’aucun remord
Parce q’elle est sans merci
Sans que tu aie pitié de mon âme
Parce qu’elle a versé aucune larme
Vise ma tête et tire
Décoche ton coup
Entre mes yeux
Tant que je suis conscient
Tire ta balle d’argent
Avant qu’elle et sa légion
Ne s’emparent de mon corps
Tire et vise ma tête
Avant la tombée de la nuit
Avant qu’elle se pointe
Si rien n’a pu
M’exorciser
Et l’ôter de mes pensées
Vise ma tête et tire
De ce flingue
L’homme dingue
Qu’elle a fait de moi
Tire puisque mon cas
Est désespéré
Vise et tire entre mes yeux
bien ouverts
Je veux qu’elle voit sa mort
Même si elle m’emporte
Avec qu’elle en enfer
Je me dirai
Pas plus que l’esquisse
D’une passion
Qui effleura mon cœur
Je connais pas moins
que les initiales
De son nom
Si je ne me suis jamais aventuré
Au-delà les lignes imaginaires
Qu’elle seule voyait
Et me déconseillait de les franchir
Qu’au moindre faut pas
Elle me transformerait
En statue de sel
Si je n’ai eu d’elle
Que l’essence de l’amour
Aucune preuve matérielle
Je me dirai
Que j’ai assez vécu
Paix ! Paix !
Paix ! Paix !
Je ne te demande
Qu’un peu de répit
Une courte pause
Entre la fin et le début
De chaque poème
Paix ! Paix !
Qu’un petit temps mort
Entre les mi-temps
De mes fabulations écrites
Après, que tu m’y vidais
De ma substance
Paix ! Paix !
Un peu de repos
Après chaque don
De soi
De ses vers en soie
Qui ne parlent que de toi
Paix ! Paix !
Une bouffée d’air
Malgré mon servage
Et mon esclavage
Toi qui aimes
Tant te voir sur mes pages
Paix ! Paix !
Juste une trêve
A ma verve
Que tu puises
Sans fin
Ô la vilaine
Ô la vilaine
S’est barrée avec le beau butin
Mon gain
La dote qu’elle espérait tant
Garder
Entre ses seins
Ô la vilaine
A dévalisé ma bouche baveuse
De son sourire béat
Pourtant mon éclat
N’était que le présage
De mon chagrin
Ô la vilaine
Fille à la jolie joue
A transformé mon cœur
En tesson
De toi à moi
De toi à moi
Qui a craqué le premier
Sûrement toi
Qui a croqué mon cœur tendre
Tombé pâmé
De toi à moi
Qui de nous deux
A flasher avant l’autre
Avant le prélude et la disgrâce
Si je n’ai pas choisi l’oublié
Pourquoi, j’ai à le subir
De toi à moi
Etais-tu tenté par saton ?
Lorsque tu étais mon soleil
Et il était l’ombre
Le tisonnier, Qui dans mon dos
Murmurait à ma libido
De toi à moi
La rupture, tue-t-elle la passion ?
Un amour sous la tutelle
D’un cœur enclin au passéisme
De toi à moi
T’arrives-tu de penser à moi ?
Par moment
Comme je repense à toi
Incessamment
El Love
El Love
Après l’instant
Du vertige et de l’errance
Initié , l’énamouré
Savoure la mue
Sous une inflation de sensations
Nouvelles et ineffables
Infecté, contaminé
Par le pollen de l’orchidée sauvage
Son cœur fécond
Découvre les bienfaits d’une autre rage
El Love
Ce fléau
Qui s’empare sans aucune mise en garde
De la brebis égarée
Est le rendez-vous
Avec son âme sœur
Son reflet dans le miroir
Et son âme soûle
Emancipée,
L’énamourée gorgée d’ardeur
Au mamelon rose et les lèvres tendres
Anticipe
Aguiche et tisse son filet de toile
El Love
La Zone interdite des retrouvailles
La croisée des chemins
Ou il et elle
Se reconnaissent
Il commence sa parade
Alors qu’elle attend
Le fait languir
Et aime le voir courir
Elle le repousse
Avec sa main droite
En le tirant avec sa gauche
Il l’ignore
Avec son regard torve
Mais l’escorte
Jusqu’à ce qu’elle s’évapore
El Love
Elle lui dit
Qu’elle le hait
En mordant le bout de sa lèvre saignante
Il la renvoie
Et explose dans son dos
En mille morceaux
Elle l’abandonne sur un banc
Et au vent qui ratisse les feuilles mortes
Puis le cueille
Lorsqu’il pousse
Arrosé d’une larme qu’elle a versé
Il lui jure l’oubli
Et trépigne d’impatience
De l’accueillir et la ressuscite
D’une empreinte anisée morte
Qu ‘elle a laissé sur peau
Les Pâquerettes
En pleine reddition
Cerné par le chaos
Et l’infernale aversion
Submergé par le chahut
La zizanie et la pétarade
D’un monde en voie d’extinction
Je tangue, je m’étrangle
Je rampe et je me traîne
Jusqu’à derrière le paravent du No man’s land
De nos jours heureux
Et hors le champ de la main
Qui abuse et abîme
Elles s’y sont
L’œuvre d’une poussée sporadique
Leurs ogives
Orientées vers l’azure
Sans aucune retouches
Elles sont l’écume de la terre
Truffé au centre par des boutons en or
Et j’aime tant constater
Combien, elles sont restées simples
Avec des formes rustiques
Sans aucun artifice
Indélébile Malaise
Connecté !
J’appartiens à la cité métropolite
Une vraie fourmilière
Un bastringue agité
Sous plusieurs pseudonymes, aussi
Je suis membre adhérant
D’un plus d’un domaine virtuel
Par émail
Je garde le contacte
Et en pleine promiscuité envahissante
Je chate
Je touche et je me frotte
Contre les autres
Puis, je m’assimile
Dans l’ensemble
Je joue au vil jeu
De la bonne convivialité
Je signe les écrits
Et je réponds gentiment aux avis
Laissés en bas, de chaque poème
Largué
Mais pourquoi
Je crois plus à cette sympathie
Rien ne comble mon vide
Tout parait
N’être qu’une fatuité
Les belles paroles
Ne sont qu’une affection factice
Je m’engueule, je fais la gueule
J’en veux au monde entier
Je ne les supporte plus
Où je veux plus
Que leur largesse
Sous un soupçon de fausse note
Je me sens seul
Affreusement esseulé
Quoique je garde le contacte
Je cherche du vrai
Cet amour
Qu’on donne sans retenu
Ho ! Mon contenant
Rien ne semble satisfaire mon cœur
Amour !
Amour !
Depuis la chute du songe
Ce fil tenu
Rompu
En milles perles éparses
Mes sourires se sont transformés
En rus
Traînant dans l’indifférence
Et proie du supplice
Au qui-vive
Je ne faisais que crier
Et écrire
Noir sur blanc
Ce besoin urgent de !
Amour !
Evanoui, vers quelle éminence
Etais -tu envolé ?
Volatilisé un jour d’hiver
Un jour de pluie
Etais-tu sur terre ou ailleurs ?
Si mes yeux semblaient évidés
Chaque palpitation de mon cœur
Etait l’écho de sa réapparition
Quand à pas feutrés
Elle venait
Devancé par le cliquetis
De son anneau aux grelots
Harcelant le repos
De mes tendres paupières
Du lumière aux nuits blanches
Je me dormais plus
Amour !
Latent, flagrant
Et en évanescence
Tu n’étais que turbulence
Si ta flamme était éteinte
Il restait l’empreinte
De ton parfum
Sur mes lèvres gercés
Si tu n’étais que cendre
Il restait le crépitement
De mon cœur essoré
Dans l’antre de mon corps
Amour !
Tu n’étais qu’une vanne
Une rumeur
Que j’aimais puiser
Avec mon cœur fêlé
Touché par la grâce d’un archange
Dégarni
Je vieillissait
Alors que tu rajeunissais
Tu semblais échapper à la notion du temps
Au processus de l’altération
A l’épuisement corporel
Passion éternelle
Amour
Depuis la chute du songe
Je ne faisais qu’extérioriser
Mon mal
Sur le vide d’une page, posée sur ma table bancale
Je hurlais ce besoin
De recevoir le jour, de sa main gauche
Et être transpercé de part en part
Par le rai de son sourire
Amour !
Si tu étais réduit au néant
Que serait donc cet éclat
Qui se déchaînait
Chaque fois
Son rire résonnait nu
Léger et diffus
Amour
Tu étais une pliure
Dans mon parcours
D’ou émanait
La noirceur étincelante de ces yeux
Malgré, le temps
Qui s’échappait d’un chas d’une aiguille
Je détenais la fragrance
De sa joue exquise
Exposais
Aux roulement de ses humeurs saisonnières
Je portais et je porte sur ma peau
La patine de son dernier baiser
Amour !
Pure, mais modeste
Comme les vents, les maux d’est
Révolte, rénove
Et déchaîne toi
Ma savoyarde
S’ennui en pleine euphorie
Alors démène toi
Avant, qu’elle s’évanouit
Elle est l’étui de mon âme
Mon pivot à la bouche rouge pavot
Et tout mon cœur
Lui appartient